Ci-dessous, une réaction parmis tant d’autre ce jour-là, suite à la vision du débât, les discussions et réactions furent nombreuses, et montrent l’ampleur de la vague qu’a produit cette émission. Une victoire pour le Mouvement vers la Vérite, sans aucun doute.
http://forums.france2.fr/france2/L-objet-du-scandale/defaitisme-militants-victoire-sujet_788_1.htm

11 Septembre : 5 Objets du Scandale

Mensonges, propagandes, désinformation, oreillettes, les scandales furent nombreux dans l’émission qui porte bien son nom. Voici ici la réponse aux mensonges, et aux oublis volontaires de l’émission orchestrée par Guillaume Durand, journaliste clairement partial.

11-SEPTEMBRE: LE DROIT AU DOUTE

Le mouvement vers la vérité, prend de l’ampleur, en nombre, certains médias libres et indépendant ( La Télé Libre), prennent le risque de s’intéresser au sujet, et de médiatiser l’évènement, une victoire pour nous tous, encore une. Cynthia Mac Kinney, ancienne congressite américaine, et Niels Harrit, qui a découvert avec son équipe de scientifiques danois, de la nano-termite, explosif militaire, au sein même du WTC, reviennent ensemble sur ce Droit au Doute.
http://www.verslaverite.org/

Interview du scientifique Niels Harrit TV danoise

L’Homme qui a trouvé des explosifs militaires dans le WTC, niels Harrit, qui a prélevé des échantillon le 11 septembre et les jours qui suivirent. Les rapports d’analyse eurent lieu en 2006 et le scandale est de taille, il y avaient bien des explosifs dans les tours du 11 Septembre.

Le délit d’initié est un délit boursier que commet une personne qui vend ou achète des valeurs mobilières en se basant sur des informations dont ne disposent pas les autres ; l’utilisation ou la communication d’éléments privilégiés peuvent permettre des gains illicites lors de transactions boursières, qui sont interdits par la règlementation de contrôle des marchés financiers.

Dans le délit d’initié nous avons affaire à deux types d’investisseurs dits initiés :

  • ceux qui ont les informations de la presse boursière
  • les personnes qui vivent dans la société émettrice de titre et qui disposent d’informations privilégiées sur cette société

Le code des marchés financiers[1] réglemente le délit d’initié en disposant que l’initié qui aura réalisé ou permis de réaliser sur le marché boursier, directement ou par personne interposée, une opération avant que le public ait connaissance des informations privilégiées, commet un délit.

http://wikipedia.fr/Resultats.php?q=d%C3%A9lits+d%27initi%C3%A9s

Leur fortune vient en partie des camps de la mort

George et Laura Bush se sont recueillis, le 31 mai 2003, à Auschwitz II-Birkenau. Le camp, construit en 1940, est devenu, en 1942, le principal centre d’extermination du IIIème Reich. Entre 1 100 000 et 1 500 000 personnes y furent assassinées. Des détenus furent aussi exploités comme main d’œuvre gratuite par les compagnies liées au régime nazi. C’est ainsi que prospéra à Oswiecim une usine appartenant à Prescott Bush, le grand-père de l’actuel président des États-Unis. Ce dernier a accepté sans états d’âme d’hériter du sinistre patrimoine.

Le président des États-Unis, George W. Bush, et madame se sont recueillis, le 31 mai 2003, au camp d’Auschwitz II-Birkenau. Ils ont été conduits sur les lieux par la conservatrice, Teresa Swiebocka. Selon le service de presse de la Maison-Blanche, elle leur a notamment montré la cellule qu’occupa leur ami Elie Wiesel alors qu’il n’était encore qu’un enfant.

Le camp d’Auschwitz a été installé, à la mi-1940, par le IIIème Reich à proximité de la bourgade polonaise d’Oswiecim. Il était initialement prévu pour incarcérer 15 000 personnes, mais fut rapidement agrandi. Au camp principal, fut ajouté Auschwitz II-Birkenau, Auschwitz III, puis une quarantaine de camps annexes. En 1942, le complexe d’Auschwitz devint le centre principal d’exécution de la « solution finale » ; d’un camp de concentration, il se transforma en camp d’extermination. Entre 1 100 000 et 1 500 000 personnes y furent assassinées, selon les estimations officielles. Le camp fut libéré, en janvier 1945, par l’Armée rouge.

George W. Bush est le troisième président états-unien à visiter un camp d’extermination nazi. Gérald Ford s’était lui aussi rendu à Auschwitz, en 1975, et Ronald Reagan à Bergen-Belsen, en 1985. À cette occasion, le président Reagan visita également le cimetière de Bitburg où il se recueillit sur les tombes de quarante-huit Waffen SS, suscitant une polémique internationale sur sa volonté d’honorer pareillement les victimes et les bourreaux. George Bush père se rendit aussi à Auschwitz, mais alors qu’il n’était que le vice-président de Ronald Reagan.


La visite de George et Laura Bush a fourni une occasion au président des États-Unis d’instrumentaliser l’Histoire et de justifier son action à coup de simplifications et d’amalgames. S’adressant sur place à la presse, George W. Bush a évoqué « les millions » de personnes qui furent assassinées à Auschwitz II (étrange confusion entre le camp et la « solution finale »). Puis, prononçant un discours à Cracovie, il s’est félicité de la victoire de son pays sur le nazisme et sur « l’impérialisme communiste ». Il a établi un parallèle entre l’invasion de la Pologne par le IIIème Reich et les attentats du 11 septembre aux États-Unis, et un autre parallèle entre les nazis d’une part et les Taliban et le régime de Saddam Hussein d’autre part.

Curieusement, les propos de George W. Bush n’ont pas soulevé de polémique. Tout se passe comme s’il importait peu qu’il réduise la « solution finale » au seul complexe d’Auschwitz, qu’il oublie que le camp a été libéré par les Soviétiques, et qu’il efface toute distinction entre la « solution finale » et les crimes de dictatures. Plus curieusement encore, aucune association de survivants n’a dénoncé l’indécence de M. Bush venant se recueillir à Auschwitz alors qu’une partie de l’héritage qu’il a reçu de son grand-père, Prescott Bush, provient précisément de l’exploitation d’une usine installée à Oswiecim et fonctionnant en réduisant en esclavage les prisonniers du camp d’Auschwitz.



En effet, Prescott Bush, ami personnel de nombreux dirigeants du IIIème Reich, multiplia les joint-ventures avec les autorités nazies durant la période 1933-1941. Il continua à « faire des affaires » avec le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Tout commerce avec l’Allemagne ayant été interdit et ses sociétés ayant été placées sous séquestre par le gouvernement Roosevelt après l’entrée en guerre des États-Unis, il créa une constellation d’entreprises internationales pour contourner la législation. Il installa aux Pays-Bas des sociétés de blanchiment de l’argent du crime, dont la Consolidated Silesian Steel Company, propriétaire de l’usine d’Oswiecim-Auschwitz.

Georges W. Bush n’est aucunement responsable des crimes de son grand-père. Cependant, les profits réalisés par la Consolidated Silesian Steel Company furent gérés par le financier d’Hitler, Fritz Thyssen, jusqu’à sa mort, en Argentine, en 1951. Un million et demi de dollars furent alors récupérés par Prescott Bush, via l’Union Banking Corporation, et placés dans une société anonyme créée pour l’occasion, l’Overby Development Company. À la mort de Prescott, cet argent revint à George Bush père qui en confia la gestion à un homme de confiance, William Farish III (actuel ambassadeur des États-Unis à Londres), lui-même petit-fils du financier états-unien de la société IG Farben qui fabriqua le gaz mortel utilisé dans les chambres d’Auschwitz. En 1980, George Bush père, ayant été élu à la vice-présidence des États-Unis, organisa sa propre succession de son vivant en donnant sa fortune à un trust appartenant à ses enfants. George W. Bush accepta alors l’argent du crime.

Ces faits sont parfaitement connus et ont fait l’objet de nombreuses publications, notamment : Wall Street and the Rise of Hitler, par Antony C. Sutton, 1976 ; Trading with the Enemy, An Expose of the Nazi-American Money Plot 1939-1944, par Charles Higham, Delacorte Press éd., 1983 ; George Bush, The Unauthorized Biography, par Webster Griffin Tarpley et Anton Chaitkim ; The Secret War Against the Jews, par John Loftus et Mark Aarons, St Martin Press éd., 1997 ; « Heir to the Holocaust, How the Bush Family Wealth is Linked to the Jewish Holocaust », par Toby Rodgers, in Clamor Magazine, mai-juin 2002. Ils ont rarement été portés à la connaissance du public francophone, hormis dans La Guerre des Bush, les secrets inavouables d’un conflit, par Éric Laurent, Plon éd., 2003 (qui s’attribue d’ailleurs avec aplomb la paternité de cette découverte). Ils ont été corroborés par des documents rendus publics, en 2001, par les archives néerlandaises et expertisés par John Loftus, président du Florida Holocaust Museum. Cependant aujourd’hui, où l’administration Bush est la principale alliée du gouvernement Sharon, des associations défendant la mémoire des victimes du IIIème Reich ont décidé de fermer les yeux et de se taire. Pas nous.



Thierry Meyssan

Source : http://www.voltairenet.org/article9723.html#article9723
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La meilleure arme que nous ayons est le Savoir.


Terroristes ou résistants là n’est pas la question, la vrai question c’est : Qui vend les Armes ?

Une mise en bouche sur ce qui se passe réellement derrière les coulisses du pouvoir américain dans leur politique étrangère/pétrolière au proche et moyen orient, lors d’une émission télévisée de France 3 “Ce Soir Ou Jamais”

Avec notamment les invités suivants :

Avec: Robert Baer (Ancien Chef De La Cia)
Michel Collon (Journaliste)
Henry Laurens (Historien)
Gilles-William Goldnadel (préside l’association France-Israël)

Une vidéo pleine d’enseignements…

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française


Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [
Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
- Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
- François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
- Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
- Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [
Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [La cote de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?

http://www.voltairenet.org/fr

 Thierry Meyssan

Un documentaire qui met en avant les  points noirs de l’enquête bâclée du 11 Septembre 2001.

Conspiration, du latin con spirare, respirer avec, être animé du même esprit, marque l’accord profond, intellectuel et sentimental, des conspirateurs. Le terme de conspiration n’indique pas plus la volonté de nuire que celle de servir. Une conspiration peut être en faveur de quelqu’un.On conspire ordinairement pour changer ceux qui règnent, ceux qui commandent, ceux qui gouvernent, ceux qui participent à la chose publique; et en prévenant ce que le temps aurait fait sans la conspiration.La Conspiration n’est pas aussi sanglante qu’une conjuration, et peut-même parfois réaliser ses objectifs, sans trouble ni violence. Conspiration évoque un projet dont la réalisation est lointaine et pour lequel les conspirateurs ont longuement discuté.

Bien évidemment ceci est un fake, mais cette fiction-réalité semble malgré tout au moins aussi crédible que les mensonges que l’on avale jour après jour à travers les versions officielles. Alors pourquoi pas ?

A l’époque, certaines personnalités avaient encore le courage de s’opposer directement aux groupes occultes et puissances financières dont l’apétit exponentiel de contrôle et de pouvoir éternel essaie encore de nos jours de triompher.

Un groupe d’étude qui après le 11 Septembre 2001, et après avoir étudié le sujet en profondeur suite aux preuves accablantes fournies par des documentaires comme loose change que vous retrouverez sur le site reopen911.fr, ils se sont penchés sur ce sujet nous a-t-on déjà menti au cours de l’Histoire, et voici ce qu’il ont trouvé… Les nombreuses incohérences entourant l’attentat du 11 septembre rendent plausible l’hypothèse d’une mystification. Quoi qu’il en soit, lorsqu’on veut déclencher une guerre ou obtenir un changement politique radical, tous les prétextes sont bons. D’ailleurs, Les précédents historiques ne manquent pas. Pearl Harbour, la Baie des Cochons, le naufrage du Lusitania, autant de faits historiques à la base officiels mais clairement remis en cause entre autre par des scientifiques, des anciens agents des renseignements internationaux, des politiciens, des historiens, des journalistes, et quand on observe tout ceci de plus près, cela ne fait aucun doute, l’Histoire est tronquée et soulève la question suivante: Pourquoi et par qui est-elle truquée ?

ROME – 70 AVANT J.C. : CRASSUS ET SPARTACUS

La provocation politique est vieille comme le monde, pourrait-on dire. A cette époque, Rome est encore une république, mais déjà certains hommes influents aimeraient instaurer un régime plus “musclé”. L’un d’eux, Marcus Licinius Crassus, va exploiter la frayeur des Romains face à Spartacus et à son armée d’esclaves révoltés, et conduire ainsi ses concitoyens à renoncer à certaines libertés.
Comme Spartacus n’a nullement l’ambition de conquérir la ville, mais veut au contraire prendre le large avec ses hommes, Crassus va, dans un premier temps, veiller à ce que les insurgés ne trouvent aucun navire pour quitter le pays. Une flotte mercenaire qui aurait fait l’affaire, part sans eux après que Crassus ait généreusement rétribué ses propriétaires. La deuxième étape consiste à barrer le chemin aux troupes de Spartacus, de sorte qu’elles n’aient d’autre choix que de prendre la route de Rome. Crassus s’empresse alors de semer la panique parmi les Romains en leur exposant la gravité de la situation.

Après avoir défait l’armée de Spartacus et fait crucifier 6000 esclaves, Crassus peut se présenter en “sauveur” de la ville et prétendre au titre de consul. C’est le premier pas vers la liquidation de la République, bientôt remplacée par la dictature d’un triumvirat (composé de ce même Crassus, de Pompée et de César), puis par l’Empire.

PRUSSE – 1870 : LA DÉPÊCHE D’EMS

En juin de cette année-là, le prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, cousin du roi de Prusse Guillaume 1er, se porte officiellement candidat à la succession au trône d’Espagne. L’empereur Napoléon III désapprouve cette démarche et y voit une tentative prussienne pour “encercler” la France. Il va donc s’efforcer d’obtenir l’annulation de ce projet. Léopold y consent, mais cela ne suffit pas: Napoléon le Petit veut une confirmation de Guillaume. L’ambassadeur de France, Benedetti, se rend donc auprès du roi de Prusse, qui “prend ses eaux” à Bad Ems, une petite station thermale sur la Lahn, près de Coblence.
Guillaume reçoit Benedetti et lui fait savoir que si Léopold renonce au trône d’Espagne, la Prusse n’y verra pas d’inconvénient. Mais cette réponse ne satisfait pas l’empereur français. L’ambassadeur doit donc s’en retourner à Bad Ems pour exiger des garanties. Guillaume refuse de lui accorder une nouvelle audience et le fait recevoir par son aide de camp, le prince Radziwill, qui lui confirme les termes de la première entrevue. Le jour même, le roi fait envoyer une dépêche à Bismarck, son chancelier, afin de l’informer de la situation. Guillaume autorise Bismarck à publier le texte de cette dépêche partiellement ou intégralement, s’il le juge utile. Le chancelier prussien y voit l’occasion rêvée de réaliser ses ambitions politiques.
En 1870, en effet, l’Allemagne est encore fragmentée en de multiples Etats, grands, petits ou minuscules. La Prusse, le plus vaste d’entre eux, aspire depuis longtemps à réaliser à son profit l’unité allemande. Ce serait la seule façon pour ce pays de s’imposer sur la scène internationale. La chasse aux colonies est en effet ouverte depuis longtemps, mais l’Allemagne, faute d’exister vraiment, en est encore exclue. Seule une guerre victorieuse contre la France peut imposer cette unité, ne laissant d’autre choix aux Etats allemands encore hésitants, comme la Bavière par exemple.
Bismarck veut donc provoquer ce conflit armé, qui devra bien entendu être “défensif”. Grâce à la dépêche d’Ems, il espère pousser Napoléon III à déclarer la guerre à la Prusse. Pour cela il publie le texte du télégramme en le tronquant: “Sa Majesté a refusé de recevoir une seconde fois l’ambassadeur français et lui a fait savoir par son aide de camp qu’Elle n’avait plus rien à lui communiquer.”
Le lendemain, les journaux français impriment ce texte choquant par sa concision et son manque de diplomatie, et y glissent de surcroît une erreur de traduction. Au lieu d’aide de camp (en allemand: Adjudant), la presse écrit adjudant. Le scandale est double: non seulement, le roi de Prusse a refusé d’entendre notre ambassadeur, mais il l’a fait éconduire par un vulgaire sous-officier, au lieu de lui faire notifier le refus par un homme de son rang.
La manoeuvre de Bismarck a porté ses fruits au-delà de toute espérance. Les journaux français – contrôlés par le pouvoir – sombrent dans l’hystérie, exigent que cette humiliation soit lavée par les armes. On sait comment l’affaire se terminera: la défaite française à Sedan, l’abdication de Napoléon III, les Prussiens devant Paris, l’Alsace et une partie de la Lorraine arrachées à la France pour 47 ans, et l’Empire allemand proclamé dans la Galerie des Glaces de Versailles.

CUBA – 1898 : LA GUERRE HISPANO-AMÉRICAINE

Les Etats-Unis ont jeté leur dévolu sur deux colonies espagnoles: les Philippines et Cuba (où un soulèvement révolutionnaire est en cours pour obtenir l’indépendance). Comment faire ? Attaquer tout simplement l’Espagne n’est pas possible; l’opinion publique ne comprendrait pas. Le gouvernement américain de McKinley doit donc trouver un prétexte d’intervention. La presse (principalement William Randolph Hearst et son New York Journal) joue un rôle de premier plan dans cette affaire. Hearst envoie un illustrateur à La Havane afin de rapporter des images de la guerre.

- Quelle guerre ? demande l’illustrateur.
- Allez-y, vous verrez bien, répond Hearst. Vous vous occupez de fournir les dessins, je m’occupe de fournir la guerre

Dans les semaines suivantes, le New York Journal publie reportage sur reportage pour dénoncer les atrocités commises par les Espagnols à Cuba – atrocités souvent inventées de toutes pièces, ainsi qu’on l’apprendra plus tard. En février 1898, le navire USS Maine, envoyé à Cuba pour “protéger les intérêts américains”, coule à la suite d’une explosion ; 260 marins sont tués.* Sans aucune enquête, le coupable est aussitôt désigné: l’Espagne. Une campagne de presse se déchaîne alors aux Etats-Unis, et la guerre éclate aux cris de “Souvenez-vous du Maine !”

* Mais tous les officiers, invités à un dîner en ville, sont épargnés. Un “miracle” similaire sauvera les PDG du World Trade Center 103 ans plus tard.

L’Espagne une fois défaite, les Philippines deviennent une colonie des USA; Cuba obtient son “indépendance”, mais reste en fait sous la coupe des grandes entreprises américaines jusqu’en 1959. Un autre territoire arraché à l’Espagne en 1898, Porto Rico, se trouve encore aujourd’hui aux mains de Washington.

Pour ce qui est du prétexte ayant servi au déclenchement de la guerre, un examen sérieux du dossier, entrepris des décennies plus tard (en 1975), exclura toute intervention extérieure dans l’explosion du navire.

Cet épisode marque à la fois l’essor des Etats-Unis comme puissance impérialiste mondiale et les débuts de l’utilisation du mensonge journalistique comme instrument de manipulation de masse.


ALLEMAGNE – 1933 : L’INCENDIE DU REICHSTAG

Le 30 janvier, le plus légalement du monde, Hitler est nommé chancelier (chef du gouvernement) par le président Hindenburg, en attendant les élections législatives qui auront lieu le 5 mars. Le chef du parti nazi NSDAP met ces quelques semaines à profit pour noyauter l’administration. Malgré cela, il ne sait trop quel résultat sortira des urnes, l’opposition aux nazis étant encore très forte dans le pays*. Pour la briser, il faudrait une nuit de la Saint-Barthélémy, propose un Gauleiter brun. Mais dans le cadre “démocratique” de la République de Weimar, c’est difficile à réaliser, à moins qu’un évènement d’une gravité considérable ne vienne justifier cette action. L’évènement en question se produit dans la nuit du 27 février: c’est l’incendie du Reichstag de Berlin (le parlement).

* Aux élections législatives de novembre 1932, le NSDAP avait recueilli près de 12 millions de voix (33 %). Il était le premier parti d’Allemagne et représentait presque autant d’électeurs que les deux partis de gauche (SPD et KPD) réunis.

Pour ne pas attirer l’attention, les incendiaires pénètrent dans le Reichstag par un couloir souterrain qui relie le palais du président du Reichstag (qui n’est autre que le nazi Goering) au Reichstag lui-même. Pour donner le change, les S.A. pyromanes ont avec eux un certain Van der Lubbe, ex-communiste d’origine hollandaise, qu’ils ont probablement drogué pour s’assurer de sa docilité. Retrouvé seul sur le lieu du crime, il permet à Hitler de s’écrier, comme prévu: “Le gouvernement va prendre maintenant les mesures nécessaires à la liquidation totale de ce péril, le plus terrible qui ait menacé non seulement l’Allemagne, mais l’Europe. Ce que le communisme nous réservait, vous le voyez ici.”

Aussitôt dit, aussitôt fait. La terreur brune s’abat sur le pays. La police et les S.A. arrêtent des milliers de communistes dont les noms figuraient sur des listes établies depuis longtemps par des ministres SPD (sociaux-démocrates). On découvre au siège du KPD (parti communiste) des “documents compromettants”. La presse pro-nazie se déchaîne: “La cruauté asiatique des Mongols a ressuscité dans le cerveau des hommes de Moscou. Le projet de subversion communiste prévoyait la capture des femmes et des enfants de policiers: les insurgés les auraient placés devant eux comme un bouclier.” La comparaison avec notre époque montre que les “arguments” et les effets de ce genre de propagande n’ont guère évolué en 70 ans.

Les élections “libres” se déroulent dans cette atmosphère de chasse aux sorcières. Malgré tout, le NSDAP n’obtient que 44 % des sièges au Reichstag. On corrige ce résultat en supprimant purement et simplement les 14 % d’élus communistes. Le KPD est interdit, de même que certaines organisations proches du SPD. Le 20 mars, on érige à Dachau, près de Munich, le premier camp de concentration pour opposants politiques. L’administration et la presse sont mises au pas; on prend les premières mesures antisémites. SS et SA écument le pays.

Le 23 mars, le Reichstag vote un texte autorisant le chancelier à légiférer au même titre que le parlement, ce qui équivaut pratiquement à donner les pleins pouvoirs au chef du gouvernement. En outre, il est précisé que les lois futures “peuvent le cas échéant diverger des principes prévus par la constitution” et qu’elles seront promulgées par le chancelier lui-même, et non plus par le président du Reich. Un tel texte rend donc caducs parlement, présidence et constitution. Pour être voté, il nécessite une majorité des deux tiers. Or, dans le Reichstag “épuré” des communistes et de quelques sociaux-démocrates, le parti nazi n’a que 53 % des sièges. Il a donc besoin de l’appui des partis de la droite “classique” et du “centre”. Cet appui, il l’obtient, et même très largement : à l’exception du SPD, tous les députés du Reichstag votent la “réforme”, c’est-à-dire leur propre hara-kiri.

On voit donc que Hitler n’a pas pris le pouvoir, comme on le prétend souvent depuis sept décennies, mais qu’il l’a reçu des mains de la droite bourgeoise.

Quoi qu’il en soit, pour ses opposants, le résultat est le même. Le 22 juin, le SPD est dissout ; plusieurs de ses députés étaient déjà emprisonnés. Dans les semaines qui suivent, c’est au tour des autres partis, et le 14 juillet, le NSDAP est proclamé parti unique.

Pour couronner leur travail, les incendiaires nazis organisent à Leipzig un procès à grand spectacle contre plusieurs communistes, dont le Bulgare Dimitrov, délégué de l’Internationale communiste à Berlin. Mais l’effet escompté n’est pas atteint. L’accusé Dimitrov se fait accusateur et met en rage Goering, cité comme “témoin”. Sous la pression de l’opinion publique internationale, on doit l’acquitter. Van der Lubbe, l’instument involontaire des nazis, est retrouvé étranglé dans sa cellule.

ALLEMAGNE – 1939 : GLEIWITZ

Durant tout l’été, la presse nazie ne cesse de “dénoncer” les prétendues discriminations et brimades auxquelles serait soumise la minorité allemande de Pologne. Hitler s’apprête à envahir ce pays, mais il lui manque encore une “justification” concrète. Elle sera fournie par l’attaque de la station de radio de Gleiwitz, une petite ville allemande de Silésie, à la frontière polonaise.

Le 31 août, des SS revêtus d’uniformes polonais s’emparent de l’émetteur et diffusent une proclamation anti-allemande. Bien entendu, les “envahisseurs” sont repoussés peu après et essuient même des pertes. La propagande hitlérienne présente à la presse mondiale des photos des agresseurs tués. Les morts sont en fait des prisonniers d’un camp de concentration nazi qu’on a déguisés pour l’occasion en soldats polonais.

Après 1945, le chef du commando SS, Naujocks, dévoilera au procès de Nuremberg les détails de cette affaire et reprendra du service dans l’armée américaine. En attendant, Hitler peut déclarer au monde le 1er septembre 1939: “Depuis ce matin, 4 h 45, nous ripostons à l’agression polonaise.” La Seconde Guerre mondiale vient de commencer.

USA – 1941 : L’ATTAQUE-”SURPRISE” DE PEARL HARBOR

Deux ans après le début des hostilités, la majeure partie du continent européen est occupée par les troupes nazies, tandis que leurs alliés japonais sont en Chine. Mais les Etats-Unis s’en tiennent toujours à leur politique de neutralité. Le président Franklin D. Roosevelt plaide pourtant pour une intervention en Europe aux côtés de la Grande-Bretagne et de l’URSS. Une telle intervention serait d’ailleurs tout à fait du goût des géants de l’industrie, car rien, en effet, n’est aussi profitable qu’une bonne guerre*. L’opinion, elle, est encore très divisée à ce sujet. La Maison Blanche et ceux qui la soutiennent vont donc s’arranger pour que le public bascule de leur côté.

* Avec leurs sympathies pro-germaniques, Henry Ford et Prescott Bush – le grand-père de l’actuel “président” – font partie des exceptions qui confirment la règle.

Puisqu’il est évident que l’Allemagne évite toute friction avec les USA, le Président Roosevelt tente sa chance avec le Japon. En décrétant contre ce pays un embargo total, il l’incite à envisager l’annexion d’autres territoires du Pacifique. Ce qui justifie un transfert de la flotte américaine de San Diego (Californie) à Pearl Harbor (près d’Honolulu, dans l’archipel de Hawaii). Mais masser la flotte dans un endroit aussi exposé est une invitation à peine déguisée aux militaires japonais, qui ne tardent pas à lancer leur “attaque-surprise” (le 7 décembre).

En fait de surprise, il est prouvé que Washington était au courant de l’imminence de l’attaque et en connaissait même la date et l’heure. Mais rien n’a été fait pour en avertir les commandants locaux. Résultat: 2400 marins tués, 1200 blessés, 18 navires coulés ou touchés, 350 avions détruits ou endommagés. Mais surtout: un retournement instantané de l’opinion publique, l’entrée en guerre immédiate (contre le Japon et contre l’Allemagne nazie) et des contrats fabuleux pour les industries d’armement.

CUBA – 1962 : L’OPÉRATION NORTHWOODS

Quelques mois après le fiasco américain de la Baie des Cochons (tentative de débarquement de forces anticastristes à Cuba en avril 1961, dans le but de renverser le régime révolutionnaire), la National Security Agency (NSA), présente au Président John F. Kennedy un plan secret (nom de code: Opération Northwoods) destiné à venir à bout du gouvernement de La Havane. La NSA est la plus grande agence de renseignements des USA; elle emploie 25.000 personnes.

Le but de l’opération est de créer une situation permettant l’intervention directe de l’armée américaine, et non plus seulement un soutien logistique à une troupe de mercenaires. Northwoods prévoit l’organisation d’actions terroristes qu’on imputerait au régime cubain, entre autres:

attentats contre des citoyens américains en Floride ou à Washington

attaque d’un navire américain à Guantánamo Bay, une base militaire américaine à l’est de Cuba (“l’épine dans la chair de Castro”). La liste des victimes publiée dans tous les journaux américains susciterait une vague d’indignation très utile, estime la NSA (souvenez-vous du Maine).

abattre un avion des services secrets, que l’on présenterait comme un avion de ligne

couler un bateau de réfugiés cubains en route pour la Floride (action réelle ou fictive)

en cas d’échec du lancement dans l’espace de la fusée Mercury 6 avec John Glenn à bord (lancement réalisé avec succès le 20 février 1962), on aurait affirmé que l’accident et la mort de l’astronaute étaient dus à un sabotage cubain

Finalement, Kennedy rejette ce plan, probablement parce qu’il craint une réaction immédiate de l’Union Soviétique et qu’il n’a aucune envie de s’embarquer dans une aventure nucléaire. Six mois plus tard, JFK sera d’ailleurs confronté à l’affaire des fusées et gardera la tête froide. Un crétin de l’acabit de George W. Bush aurait certainement approuvé la réalisation de l’Opération Northwoods, et nous ne serions pas là pour en parler.

VIET-NAM – 1964 : LE GOLFE DU TONKIN

Après l’assassinat de Kennedy en novembre 1963, son successeur Lyndon B. Johnson va s’engager à fond dans une guerre qui avait commencé “en douceur” quelques années plus tôt, mais dont personne ne parlait encore, car Cuba monopolisait l’attention des médias.

Mais remontons un peu dans le temps…

De 1946 à 1954, Hô-Chi-Minh et ses partisans communistes luttent pour libérer le Viêt-Nam de la tutelle coloniale française. A la suite de leur victoire à la bataille de Diên-Biên-Phu, ils obtiennent l’indépendance. L’accord de cessez-le-feu prévoit cependant une coupure provisoire du pays. En attendant la tenue d’élections générales, les combattants d’Hô-Chi-Minh doivent se replier au nord du 17ème parallèle; les collaborateurs pro-français, au sud. Le résultat d’éventuelles élections ne faisant aucun doute, les Etats-Unis, venus relayer la France sur le terrain, vont tout faire pour éviter que le Viêt-Nam ne passe en totalité aux mains des “nordistes”. Ils empêchent donc la tenue d’une consultation nationale, créent en 1956 un Etat séparé dans la zone sud, y organisent des élections sur mesure et installent à la présidence un dictateur corrompu, Ngô-Dinh-Diêm.

Le régime fantoche de Saïgon ne pouvant se maintenir par ses propres moyens, les USA lui envoient des “conseillers” militaires chargés de mater la “subversion communiste”. Un mouvement clandestin s’organise en effet au Sud-Viêt-Nam et tente, avec l’aide du nord, de parachever la victoire de 1954. Les Américains accroissent toujours plus leur engagement militaire, et en 1964, ils entretiennent déjà sur place un corps expéditionnaire de 20.000 soldats.

Johnson juge le moment venu d’étendre la guerre au nord du pays. Il lui faut pour cela trouver une occasion propice. Aucune occasion ne se présentant, Johnson met en scène “l’incident” du golfe du Tonkin. Le 5 août, la presse américaine fait état “d’attaques répétées” de torpilleurs nord-vietnamiens contre des destroyers US (notamment le USS Maddox) en patrouille au large des côtes sud-vietnamiennes. Aussitôt, Johnson annonce des “représailles” américaines, c’est-à-dire des bombardements aériens contre Hanoï.

En réalité, le Maddox effectuait une mission de renseignements en vue d’opérations futures contre le nord. Et il n’y a eu aucune attaque de la part des Nord-Vietnamiens. Le capitaine John Herrick, commandant de la Task Force du golfe, le fera savoir à Washington: la nouvelle est fausse et repose sur un malentendu (l’homme responsable du sonar, trop zélé, a pris pour un bruit de torpille ce qui n’était que l’écho des hélices de son propre navire). Bien sûr, Johnson ne tient aucun compte de ce rapport, puisqu’il a lui-même arrangé la provocation.

Cet épisode ne sera que le prélude à une guerre de plus en plus féroce, mettant à feu et à sang non seulement le Viêt-Nam, mais aussi les pays voisins (Cambodge et Laos).

ISRAEL – 1967 : L’AFFAIRE DE L’USS LIBERTY

Si l’attaque fictive d’un navire constitue un excellent acte de propagande, il peut arriver, au contraire, qu’une attaque réelle soit suffisamment gênante pour être passée sous silence.

Le 8 juin 1967, pendant la guerre des six jours, le navire espion américan USS Liberty se trouve dans les eaux internationales au large de Gaza. Israël a envahi cette ville jusqu’alors placée sous administration égyptienne, et conquis un bonne partie du Sinaï. Le Liberty observe ses alliés en se félicitant de leurs succès militaires, lorsque tout à coup, chose absolument incompréhensible, des chasseurs israéliens attaquent le navire.

Le Liberty ne dispose pas de l’armement adéquat et lance donc un appel de détresse à la VIème Flotte qui croise dans les parages. Des avions de chasse décollent aussitôt des porte-avions américains, mais l’amiral commandant ces navires reçoit l’ordre de rappeler les appareils. L’amiral n’en croit pas ses oreilles et se fait confirmer l’ordre par le ministre de la Défense McNamara, puis par le président Johnson lui-même. En bon soldat, il obéit et fait revenir les avions.

C’est alors que se produit une nouvelle attaque, lancée cette fois pas des bateaux israéliens ; les torpilles causent des dégâts considérables. Lorsque le capitaine donne l’ordre d’abandonner le navire, les agresseurs tirent sur les canots de sauvetage. Les secours américains n’arriveront que le lendemain, seize heures après l’attaque. Il y aura 34 morts et 170 blessés parmi les marins du Liberty.

Johnson s’empresse de minimiser l’affaire. Comme il en a l’habitude, il ment devant les caméras de télévision, parle de 10 victimes et d’attaque accidentelle. Il n’y aura aucune investigation, et on ignore encore aujourd’hui les tenants et les aboutissants de ce scandale entre alliés. L’explication la plus plausible est que la présence du navire US à cet endroit était gênante pour les Israéliens. La Maison Blanche, de son côté, a voulu éviter de gâcher la belle victoire de son chouchou de Tel Aviv en intervenant de façon intempestive. Pour le boucher du Viêt-Nam (Hi, Mr. President, how many kids did you kill today ?), quelques morts de plus ou de moins dans les rangs américains sont vraiment un sujet secondaire.

En 2002, un documentaire de Christopher Mitchell diffusé par la BBC révèle qu’il était prévu de couler le Liberty. Si l’opération avait réussi, on aurait accusé l’Egypte et son allié soviétique, ce qui aurait permis aux Etats-Unis de s’engager directement dans le conflit.

Le puissant lobby sioniste a toujours su empêcher l’ouverture d’une enquête ; les hommes politiques américains osant intervenir en ce sens – comme par exemple le sénateur Adlai Stevenson – ont été systématiquement réduits au silence.

LIBYE – 1986: LA DISCOTHÈQUE LA BELLE

L’acteur Ronald Reagan est à la Maison Blanche – c’est son plus mauvais rôle. Comme tous les présidents, il aimerait en découdre avec “l’Empire du Mal” dont le centre est au Kremlin. Malheureusement, l’équilibre nucléaire ne le permet pas. (Reagan ignore encore l’étendue du travail de sape auquel se livre secrètement Gorbatchev.) En tout et pour tout, l’homme d’Hollywood doit se contenter des habituelles opérations de nettoyage en Amérique centrale et d’une ridicule intervention à Grenade – le temps qu’il a fallu pour trouver cette île sur la carte !…

Au Liban, l’armée américaine a essuyé d’assez lourdes pertes; il vaut mieux ne plus s’y frotter. Alors, trouvons autre chose, mais quoi ?… Et si on prenait Kadhafi ?…

Le président libyen – le terme politiquement correct est dictateur – est un type utile, à une époque où Ben Laden n’exite pas encore pour les médias. Dès qu’il y a un mauvais coup quelque part, pas besoin de chercher longtemps: c’est lui. Les good guys de la CIA n’ont plus qu’à concocter une covert operation comme il y en a dans le manuel. Pour cela ils font appel à leurs amis et collègues du Mossad israélien. De nombreux groupes terroristes arabes sont noyautés et dirigés par eux – pas de problème de ce côté-là.

Le 5 avril, comme prévu, une bombe détruit à Berlin-Ouest la discothèque La Belle, très fréquentée par les GIs américains. Il y a trois morts, dont deux soldats, et plus de 200 blessés. Le coupable est aussitôt désigné; le retaliation show peut commencer.

Depuis des années déjà, la flotte et la chasse US patrouillent à proximité des côtes libyennes, à l’affût de l’incident décisif. En 1980, un avion de ligne italien a même été “touché par erreur” (bilan : 80 morts) ; l’affaire, présentée comme un banal accident, a été rapidement étouffée. Le 15 avril 1986, enfin, l’armée reçoit l’ordre d’attaquer. Une heure plus tard, les vaillants pilotes de l’US Air Force rentrent sains et saufs de leur difficile mission. Ils viennent de bombarder Tripoli et Benghazi, tuant une cinquantaine de civils (hommes, femmes et enfants, dont la fille de l’ennemi public numéro un, une dangereuse terroriste âgée de seize mois). De nombreux bâtiments “stratégiques” ont été endommagés. Parmi ceux-ci, on compte la résidence de l’ambassadeur français (la France avait refusé aux avions américains le survol de son territoire). Mais le président Mitterrand est magnanime: il passe l’éponge sur cette insignifiante “bavure”.

Quinze ans plus tard, la “justice” allemande mène toujours son procès contre les acteurs présumés de l’attentat. Mais, bien entendu, ni le parquet, ni les juges n’ont entendu parler de la CIA ou du Mossad. Ils appliquent fidèlement les directives. Et comme il se doit, le seul service secret mêlé à cette affaire est la Stasi de l’ex-RDA.

* En 2004, la Libye “avoue son crime” dans l’espoir d’obtenir une normalisation de ses relations avec l’Occident.

IRAK – 1990 : LE PIÈGE DU KOWEIT

Lorsque les Anglais, qui ont hérité vers 1920 de nombreux territoires anciennement ottomans, accordent l’indépendance à l’Irak quelques années plus tard, ils prennent bien soin d’en détacher le Koweït, qui recèle d’immenses richesses pétrolières. Bagdad, cependant, ne renoncera jamais à l’idée de récupérer un jour ce morceau de désert qu’il considère comme sien. Il doit déchanter lorsque l’émirat devient indépendant en 1961.

Bien plus tard, en 1990, un différend frontalier oppose les deux pays. Saddam Hussein, le président irakien, décide d’en finir une fois pour toutes. Mais avant d’annexer le Koweït, il doit s’assurer de la bienveillante neutralité du gendarme américain. Saddam Hussein n’est pas encore pour l’opinion publique mondiale le dictateur sanguinaire qu’il deviendra bientôt. Il est un allié très respectable des Etats-Unis qui l’ont aidé à mener, dans les années 80, une longue guerre contre l’ennemi commun iranien. L’Iran islamiste des Ayatollahs est alors la bête noire des Américains. L’Irak, en le combattant, rend un grand service à son allié d’outre-Atlantique, d’autant plus qu’il consomme une quantité considérable d’armes de guerre made in USA (l’Iran aussi, d’ailleurs, même si les exportations ne sont pas officielles).

Dans ces conditions, Washington peut bien fermer les yeux sur les horreurs de la guerre. Et si Saddam extermine au gaz de combat quelques centaines de civils*, on ne va quand même pas en faire un plat. D’abord, ce ne sont que des Kurdes, et s’ils étaient en Turquie (encore un allié fidèle), ils n’auraient pas non plus le droit à l’existence.

* La chose n’est cependant pas définitivement prouvée ; il est fort possible que le massacre de Halabja soit à mettre au compte de l’armée iranienne. C’est ce que laisse entendre un ancien collaborateur de la CIA, Stephen C. Pelletiere, dans un article du New York Times du 31 janvier 2003.

Mais en 1990, la situation a évolué. George Bush père est à la Maison Blanche. Il représente comme nul autre les intérêts de l’industrie pétrolière. Et puisqu’il est président, et que le monde change de plus en plus vite (chute du mur de Berlin, disparition du monde communiste, implosion imminente de l’URSS), il va s’offrir ce que trois de ses prédécesseurs n’ont pu s’offrir, faute d’occasion favorable: une guerre, une vraie. Pour le bien des multinationales du pétrole, des industries d’armement, de la conjoncture, du moral des troupes (bien bas depuis le retrait du Viêt-Nam), pour sa gloire personnelle, et pour tester le nouveau rôle de l’Amérique, superpuissance unique. Et puis, parce qu’il est grand temps de revoir le partage du monde; la Russie, le Caucase, la Caspienne contiennent, semble-t-il, des gisements pétroliers dix fois plus importants que l’Arabie.

L’Irak est un excellent point de départ pour une aventure de ce genre. Ce conflit avec le Koweït ne pouvait mieux tomber. Si Saddam masse ses troupes à la frontière, laissons-le faire. Bush fait intervenir l’ambassadrice américaine à Bagdad, April Glaspie. Elle rassure le président irakien: l’Amérique ne souhaite pas intervenir dans les conflits entre Etats arabes, comme par exemple cette affaire Irak-Koweït; le problème du Koweït – c’est là l’avis officiel du Ministère américain des Affaires étrangères – n’est pas du ressort des Etats-Unis. Saddam Hussein sourit, satisfait. Il vient de tomber dans le panneau.

Quelques jours plus tard, le 2 août, l’Irak envahit le Koweït. Bush laisse faire sans intervenir. Il faut d’abord accoutumer le public à l’idée d’une intervention. Petit à petit, on parle des atrocités irakiennes, de la barbarie dont est victime la population civile. Pour faire plus vrai, on engage les services d’une officine de relations publiques spécialisée dans ce genre de “reportage”: Hill & Knowlton. Ces experts nous présentent une infirmière en pleurs, encore sous le choc de l’horreur qu’elle vient de vivre: la sodatesque irakienne faisant irruption dans son hôpital, détruisant toutes les couveuses et jetant par terre les pauvres nouveaux-nés sans défense. En fait, on apprendra un peu plus tard que “l’infirmière” en question est la fille de l’ambassadeur du Koweït à Washington – on n’avait personne d’autre sous la main.

Peu importe, la mystification fonctionne. Et quelques mois plus tard, tout le monde – ou presque – applaudit les héros de l’opération Tempête du désert. La guerre du Golfe vient de commencer.

Le rôle de la France dans cette affaire – un article du Réseau Voltaire sur le double jeu de François Mitterand.

http://www.smh.com.au/ffximage/2008/03/14/iraqintel14,0.jpg

BOSNIE – 1992 : LE “CAMP DE CONCENTRATION SERBE” DE TRNOPOLJE

Peu de temps après, en Yougoslavie, le dépècement du pays commence. En juin 1991, on proclame l’indépendance de la Slovénie et de la Croatie; en septembre celle de la Macédoine; en mars 1992 celle de la Bosnie-Herzégovine. Dans les régions où la population n’est pas homogène, les conflits ethniques et religieux éclatent; c’est bientôt la guerre ouverte. La Croatie et la Bosnie sont particulièrement touchées. Le mouvement, encouragé et même suscité par certains pays occidentaux comme l’Allemagne, va en s’amplifiant. Les premières troupes étrangères arrivent en Croatie, sous l’égide de l’ONU.

En août 1992, les militaires occidentaux sont également présents en Bosnie (voir plus bas). Entre-temps, tout le monde sait que les méchants dans cette histoire, ce sont les Serbes. Peu importe où il y ait des combats, les Serbes y sont toujours mêlés. Ils empêchent les autre peuples de l’ancienne Yougoslavie de vivre en liberté, ils sont hégémoniques, dictatoriaux, sanguinaires, etc., etc… Leur chef, Milosevic, est un fou furieux…. Oui, il est de retour, le bolchévik au couteau entre les dents qui faisait trembler nos arrière-grands-mères.

Le 6 août, la chaîne de télévision anglaise ITN présente des images terrifiantes. Elles montrent le camp de concentration serbe de Trnopolje, en Bosnie, où ces nouveaux nazis exterminent les Bosniaques musulmans qu’ils ont capturés. Voyez ce pauvre prisonnier au visage émacié, aux côtes saillantes, affamé… Voyez ces barbelés… C’est Auschwitz au coeur des Balkans, à la fin du 20ème siècle. Allez-vous tolérer que de telles horreurs se produisent à quelques centaines de kilomètres de chez vous ?… Que fait le gouvernement ?… Que fait l’Europe ?… Et l’OTAN, et l’ONU ?… Qu’attendent-ils pour mettre fin à ce cauchemar ?…

Saine réaction – exactement la réaction attendue… Pendant des années, dans le monde entier, la presse alignée entretient soigneusement l’indignation que soulève cette photo, sachant pertinemment qu’il s’agit d’une supercherie. En effet, contrairement aux apparences, la “victime” bosniaque ne se trouve nullement derrière les barbelés. Au contraire, c’est le photographe qui est derrière ceux-ci. Car Trnopolje n’est pas un camp de concentration, mais un camp de réfugiés ouvert, où les gens se rendent volontairement car ils y trouvent une certaine sécurité, et d’où ils peuvent repartir en toute liberté. Le fil barbelé en question n’entoure pas le camp, mais une remise contenant des outils et du matériel qu’il faut protéger du vol; il a été tendu avant la guerre. Et le photographe malhonnête se trouvait à l’intérieur de cet enclos – derrière les barbelés – quand il a pris le cliché.

A ce propos, il faut souligner le rôle particulier joué dans cette affaire par une autre agence de relations publiques, Ruder Finn. Son directeur, James Harff, a expliqué après coup comment il avait réussi à convaincre l’opinion juive américaine, pas très chaude pour l’aventure bosniaque: “En Croatie et en Bosnie, l’antisémitisme n’est pas seulement un phénomène historique, il caractérise encore fortement le discours politique contemporain. Les organisations et les intellectuels juifs avaient donc toutes raisons d’être hostiles aux Croates et aux Bosniaques. Le défi pour nous a donc consisté à inverser cette tendance de départ. C’est ce que nous avons réussi avec éclat lorsque le journal new-yorkais Newsday a fait état de Trnopolje. Nous avons sauté sur l’occasion, et en un rien de temps, les Serbes étaient assimilés à des nazis aux yeux de l’opinion publique. Les médias se sont mis à utiliser des expressions fortement émotionnelles, telles que ‘épuration ethnique’, ‘camp de concentration’, etc., évoquant infailliblement l’Allemagne nazie, les chambres à gaz et Auschwitz.”

BOSNIE – 1992 / 1994 / 1995 : LES MASSACRES DE SARAJEVO

Le 27 mai 1992, une explosion dans une rue de Sarajevo tue une vingtaine de personnes qui faisaient la queue devant une boulangerie. Instantanément, les médias dénoncent ce massacre dû, paraît-il, à un tir d’artillerie serbe. Bizarrement, on ne voit sur place aucun impact d’obus, et les victimes elles-mêmes sont presques toutes serbes. Qui plus est, une équipe de la télévision bosniaque musulmane est aussitôt sur les lieux pour filmer les scènes d’horreur qui feront le tour du monde.

En fait, la tuerie est l’oeuvre de miliciens bosniaques. But de la manoeuvre: provoquer le stationnement de troupes étrangères dans le pays et obtenir un embargo international à l’encontre de Belgrade. Trois jours plus tard, c’est chose faite. L’opération était préparée de longue date par les intervenants occidentaux.

Ce qui a si bien fonctionné en 1992, sera répété deux ans plus tard. Le 5 février 1994, nouveau massacre “serbe” sur un marché de Sarajevo: 68 morts, 200 blessés. Cette fois, CNN est sur les lieux. Et le 28 du même mois, des chasseurs de l’OTAN abattent des avions serbes dans le ciel de Bosnie. C’est le premier acte de guerre de l’Alliance Atlantique depuis sa fondation – mais pas le dernier.

Jamais deux sans trois: le 28 août 1995, même procédure qu’en 1994, même endroit. Il y a 37 morts. Le motif de l’attentat: briser définitivement la résistance serbe en Bosnie et permettre à l’OTAN de dicter ses conditions. En septembre, des bombardements alliés ont lieu sur diverses villes de la Republika Srpska. En novembre, débutent à Dayton, Ohio (USA) des “négociations” qui mettront fin à la guerre.

Dans les trois cas, le même scénario a produit les mêmes effets: choquer l’opinion publique, la conduire à accepter, voire à réclamer, des mesures plus énergiques contre le “bourreau de Belgrade” et ses “complices”. Le manque d’originalité de la manoeuvre ou le manque d’imagination de ses auteurs sont sans importance. Le coup du marché fonctionne toujours, comme un bon vieux running gag.

BOSNIE – 1995 : LE “GÉNOCIDE” DE SREBRENICA

Peit retour en arrière.

Juillet 1995: en Bosnie et en Croatie, la guerre s’éternise, détruisant des régions entières, paralysant l’économie, tuant, ruinant, chassant d’innombrables habitants – et apportant à quelques uns de confortables profits. Ce qui n’est plus produit sur place, doit être importé; les armes et l’équipement militaire également. Mais un jour ou l’autre, on atteint la limite de saturation, et il devient plus lucratif de reconstruire que de détruire toujours plus ce qui est déjà détruit. C’est alors que les tireurs de ficelles de l’OTAN décident de renverser la vapeur.

Dans un premier temps, ils ont prévu une intervention massive et directe de leur aviation afin de résoudre définitivement le problème de la présence serbe en Croatie (Kraïna et Slavonie orientale). Les plans de l’opération sont prêts; il ne manque plus que la “justification morale” qui permettra de les mettre en oeuvre. Elle sera fournie par l’affaire de Srebrenica, une enclave bosniaque musulmane en territoire serbe.

Les combats ont fait rage dans cette région. Il y a eu, des deux côtés, d’innombrables morts depuis trois ans. Mais en 1995, l’OTAN se met à compter à haute voix les victimes musulmanes. Et il ne s’agit pas de victimes “normales”, comme il y en a dans toutes les guerres, mais de civils massacrés – par les Serbes, évidemment. Leur nombre croît et croît sans cesse. Le Tribunal International de La Haye, un organe à la solde de l’OTAN, se saisit de l’affaire.

On prépare l’acte d’accusation: 7500 morts, ça ira ?… Très bien… On connaît les responsables, les chefs d’accusation. Il ne manque plus que les preuves et … les corps des victimes. On cherche et on en trouve 600. Ce n’est pas assez. Puisqu’on a déjà ameuté le monde entier avec ce “génocide”, ces “atrocités”, “les pires qui aient été commises depuis 1945″, il faut présenter du concret.

On se remet à chercher fébrilement, en vain. Finalement, on déclare que si les 7000 cadavres annoncés restent introuvables à Srebrenica ou dans les environs, c’est que les Serbes les ont cachés. Ce qui constitue une preuve supplémentaire de leur infamie. Résumons: si vous avez un assassin présumé et pas de victime, c’est que ce salaud a fait disparaître le corps – il est donc doublement coupable… Et il paraît que le Tribunal de La Haye est composé de juristes. Brrrr…

Enfin, peu importe… L’incessante propagande anti-serbe, le bourrage de crânes, le lavage de cerveaux, produisent leur effet. Début août, l’indignation est à son comble. On peut donner le feu vert.

En l’espace de quatre jours, les Croates “reconquièrent”, avec l’aide de l’OTAN, l’ensemble des territoires convoités et en chassent près de 400.000 Serbes – un record en matière d’épuration ethnique. Les quelques 5 % d’indésirables qui demeurent en Croatie perdent tous leurs droits, car Zagreb ne reconnaît pas les minorités nationales de moins de 8 %. Très pratique…

KOSOVO – 1999 : LE “MASSACRE” DE RACAK

Trois ans plus tard, c’est le Kosovo qui est au menu des Occidentaux. Début janvier 1999, les séparatistes albanais redoublent d’ardeur pour obtenir le détachement de leur province de ce qui subsiste encore de la Yougoslavie. La tension reprend de plus belle. Le 15, la police serbe, accompagnée d’observateurs de l’OSCE et d’un team vidéo de l’Associated Press, entre à Racak, un village tenu par l’UCK. Il y a une fusillade; quinze combattants albanais sont tués et de nombreuses armes saisies. Puis les Serbes quittent Racak avec les étrangers.

Le lendemain, l’UCK fait visiter le village à d’autres journalistes. William Walker, chef de la mission de l’OSCE, les accompagne. On montre à la presse une fosse contenant les cadavres de 45 “civils sauvagement massacrés par les Serbes”. La nouvelle du “massacre” fait le tour des médias, est reprise par l’OTAN et tous les gouvernements occidentaux, qui dénoncent ce “crime contre l’humanité” et la “barbarie de Milosevic”. Bill Clinton, à la Maison Blanche, est particulièrement indigné. Il nous révèle tous les détails. Et naturellement, tout le monde le croit, puisqu’il ne ment jamais.

Mais les journalistes et les observateurs présents la veille à Racak ont des doutes et se demandent d’où viennent tous ces cadavres. Les “témoignages” albanais ne concordent absolument pas avec ce que les étrangers ont vu le jour précédent. De toute évidence, l’UCK, avec la complicité de Walker, a rassemblé tous ses morts de la région, leur a enfilé des vêtements civils, qui bien souvent ne correspondaient pas à leur taille, et les a exposés à la vue des journalistes. A l’endroit où ils ont été “fusillés”, on ne retrouve ni douilles, ni sang. Walker, qui a été diplomate en Amérique centrale, y a aussi “travaillé” pour la CIA, couvrant les meurtres des Contras au Nicaragua et des escadrons de la mort au Salvador.

Mais tout cela, bien sûr, l’opinion publique l’ignore. Elle subit le matraquage incessant des médias alignés. Deux mois plus tard, le monde crédule est mûr pour la “guerre humanitaire” de l’OTAN (bombardement de la Yougoslavie, puis occupation du Kosovo).

En janvier 2001, une équipe d’experts légistes finlandais confirme qu’il n’y a pas eu de massacre à Racak, mais le mal est fait depuis longtemps. La dernière en date des mystifications anti-serbes de cette longue guerre de démantèlement de la Yougoslavie rappelle étrangement Gleiwitz (voir plus haut).

USA – 2001 : LES ATTENTATS DE NEW YORK ET DE WASHINGTON

S’agit-il là aussi d’une provocation, d’une mystification – la plus gigantesque, la plus monstrueuse de toutes ? Que sait-on au juste des attentats du 11 septembre ? Comment séparer le vrai du faux, les faits avérés de la désinformation ? La version officielle des événements contient tant de contradictions et d’absurdités, qu’il est impossible de l’accepter à moins de sombrer dans la candeur et l’aveuglement idéologique les plus complets.

Mystères du Pentagone

On sait que deux des avions (AA 11 et UA 175) ont percuté les tours du World Trade Center et qu’un troisième (UA 93) s’est écrasé en Pennsylvanie – peut-être victime d’un tir de missile. On ignore par contre comment s’est terminé le vol AA 77. Une chose est sûre: l’avion n’a pas pu s’abattre sur le Pentagone. Aucune photo, aucun témoignage visuel ne le prouve. Au contraire, les quelques photos disponibles démontrent qu’il n’en est rien – lire les détails à la rubrique Les mystères de l’attentat contre le Pentagone.

Une explication plausible serait que l’appareil en question, après avoir été pris en chasse par les F 16, ait été abattu au-dessus de l’océan qui ne se trouve qu’à une centaine de miles de là (un quart d’heure de vol). Les dégâts causés au Pentagone seraient dus à une bombe, à une voiture piégée ou à un missile. On peut d’ailleurs se demander s’il y a vraiment eu 125 victimes comme le prétendent les autorités. La liste officielle est invérifiable, contrairement à celle de New York.

Washington et Pennsylvanie: bavures ?…

Il est possible que les opérations AA 77 (Washington) et UA 93 (Pennsylvanie) ne se soient pas déroulées comme prévu. On ignorera sans doute toujours le fin mot de l’affaire – comme on ignore encore presque tout aujourd’hui des dessous de l’assassinat du président Kennedy, survenu en 1963.

Même si la chose ne s’est pas produite, peut-être était-il prévu que le Boeing des American Airlines percute vraiment le Pentagone. Ou que celui de United touche le Capitole ou la Maison Blanche. Des impondérables ont peut-être empêché le déroulement normal du script diabolique imaginé par les tueurs, le “mini-attentat” perpétré contre le ministère de la guerre n’étant qu’un pis-aller, un plan B déclenché en désespoir de cause. Le mystère reste entier.

… ou chaos intentionnel ?

Inversement, ce qui s’est passé le 11 septembre au-dessus de Washington et de la Pennsylvanie peut très bien correspondre à un scénario préétabli. L’apparent cafouillage aurait eu pour but d’entretenir auprès du public l’illusion de danger extrême menaçant le centre politique et militaire du pouvoir, alors qu’en réalité celui-ci n’a pratiquement pas été touché, contrairement au secteur civil…

Terroristes à bord ?…

Si les quatre avions ont vraiment été détournés par des pirates de l’air, il est possible que les groupes impliqués aient été manipulés par les services secrets qui leur auraient fourni toutes les facilités nécessaires pour organiser leur action, passer les armes à bord des appareils, éviter les contrôles et contourner les mesures de sécurité. Croyant agir pour la “bonne cause”, les terroristes auraient en fait inconsciemment servi les intérêts de leurs “protecteurs” anonymes.

Comme il a été dit fréquemment, il n’était pas nécessaire de recruter quatre équipes complètes de kamikazes pour mener à bien ces opérations. Il suffisait de disposer, dans chaque avion, d’un seul candidat au suicide, les autres participants, même s’ils étaient prêts à sacrifier leurs vies, croyant sans doute effectuer un banal acte de piraterie aérienne offrant de sérieuses chances de succès.

Les organisateurs des attentats auraient donc dû trouver quatre individus décidés à mettre fin à leurs jours et capables de diriger des Boeing 757 ou 767. Les connaissances de base indispensables pour piloter des appareils de cette taille ne s’acquièrent pas en quelques heures à bord d’un Cessna. En s’y prenant bien, il est peut-être possible de trouver une personne remplissant ces deux conditions, ou à la rigueur de former au pilotage de jets un aspirant au martyre. Mais en rassembler quatre ?… N’est-ce pas improbable – même pour les services secrets les plus puissants du monde ? Les hommes dont on a prétendu qu’ils étaient aux commandes des Boeing ne savaient pas piloter – les écoles où ils ont pris des leçons en ont témoigné. Rien ne prouve d’ailleurs qu’ils se trouvaient à bord. Les listes de passagers des compagnies aériennes ne mentionnent pas leurs noms. Alors, qui étaient les mystérieux pilotes ? Personne, jusqu’à présent, n’a osé affirmer qu’il était possible de contraindre un pilote de ligne à lancer son avion contre un gratte-ciel…

… ou terroristes au sol ?

C’est ici qu’entre en jeu le “progrès” technique.

L’utilisation d’avions sans pilote, les fameux drones téléguidés depuis le sol, n’a rien de nouveau en soi. Ces appareils de reconnaissance ou d’espionnage volant à haute altitude ont déjà fait leurs preuves durant la guerre du Golfe (1991) et en Yougoslavie (1999) – bien qu’un ou deux exemplaires y aient été abattus. Ce qui est nouveau, c’est le fait que de tels avions (Unmanned Aerial Vehicles = UAV) sont désormais en mesure de décoller et d’atterrir par leurs popres moyens. Les constructeurs Teledyne Ryan Aeronautical et Northop Grumman l’ont démontré en avril 2001 en inaugurant le premier vol entièrement indépendant d’un Global Hawk entre la Californie et l’Australie.

Bien entendu, on ne sait que peu de choses sur ce système de téléguidage, mais il n’est pas impensable qu’il ait été mis en oeuvre le 11 septembre, à l’insu des équipages. Avant de parler de science-fiction ou – comme dirait Télérama – de complot interplanétaire, il convient de se rappeler qu’une des mesures de sécurité proposées après les attentats pour empêcher les détournements d’avions a été, précisément, l’utilisation d’un système d’atterrissage automatique. Ce système existe dèjà, même s’il ne semble pas avoir été expérimenté pour un Boeing 757 ou 767. Le but de la manoeuvre n’étant pas toutefois un atterrissage en douceur mais, au contraire, un crash spectaculaire, il n’était nullement indispensable de fignoler la besogne.

Cette éventualité a été examinée en détail par la journaliste américaine Carol A. Valentine sous le titre Operation 911: No Suicide Pilots. Une hypothèse audacieuse, certes, mais qui mérite qu’on s’y arrête. La technologie Global Hawk permet effectivement de se passer de kamikazes et de commandos armés. Les terroristes – américains – auraient donc trafiqué les quatre avions et dirigé les attentats à distance. Dans le cas de la tour nord du World Trade Center, il est même possible que le Boeing ait été purement et simplement remplacé par un avion Global Hawk.

On peut supposer que des professionnels capables de telles actions savent éviter les situations gênantes. Et si une gaffe ou une bavure se produisent, ma foi, tant pis pour les témoins, si jamais il y en a…

Joe Vialls, un ingénieur en aéronautique vivant en Australie, va plus loin encore. Sur son site, il explique qu’un autre système de téléguidage appelé Home Run équipe déjà les avions de ligne de nombreuses compagnies, et qu’il était parfaitement au point pour être utilisé contre le WTC. (Joe Vialls analyse en outre d’autres questions touchant de près ou de loin le complot du 11 septembre: le mystérieux appel téléphonique de Barbara Olson depuis un des avions détournés, la chaussure-bombe de Richard Reid, et même le crash sur la Tour Pirelli de Milan en 2002, ou sur la Maison Blanche en 1994.)

Deux des sites les plus complets sur la question : Serendipity – Unanswered Questions

Qui sont les terroristes ?

Personne ne nie qu’il y ait eu conspiration le 11 septembre – c’est le cas dès que deux individus s’entendent pour réaliser une action illégale. Mais même si des islamistes se sont trouvés mêlés à cette conspiration, ce n’est sûrement pas parmi eux qu’il faut chercher les instigateurs.

Compte tenu des moyens mis en oeuvre, les responsables ne peuvent se trouver que dans les plus hautes sphères de l’appareil d’Etat américain (armée, services secrets, administration), elles-mêmes étroitement liées aux grands centres de décision de l’industrie et de la finance.

Le président Bush était-il personnellement au courant de ce qui se tramait, a-t-il participé activement au complot ? On peut en douter, vu la stupidité du personnage, propre à faire échouer la plus élémentaire entreprise clandestine. L’attitude de l’homme “le plus puissant de la planète”, à qui on venait apprendre la nouvelle le 11 septembre à 9 h 05, alors qu’il se produisait devant des enfants de sept ans, est révélatrice à cet égard: regard vide et inexpressif (“sombre” selon les chroniqueurs de la cour), incompréhension totale et absence de réaction – le parfait abruti. Ce n’est qu’une demi-heure plus tard, après qu’un de ses conseillers lui ait expliqué ce qu’il convenait de faire en pareille circonstance, que le pantin Bush a repris vie, annonçant dans une conférence de presse “improvisée” ce que tout le monde savait déjà depuis 45 minutes. En fait, GWB a probablement été mis devant le fait accompli, acceptant de jouer un jeu tout à fait à son goût. Tout crétin qu’il soit, il comprend vite où sont ses intérêts. C’est bien pour cela qu’il a été choisi pour jouer le rôle de Mr. President, et pas seulement parce qu’il est le fils de son père.

On peut se demander s’il y a eu, le 11 septembre, un “coup d’Etat” interne, une “révolution de palais” à Washington. De toute évidence, personne n’a été limogé, muté ou remplacé. Le putsch, si putsch il y a, a eu lieu bien avant, en décembre 2000, avec la mise en place – semi-légale – de la nouvelle équipe présidentielle. Les hommes clés de la nouvelle administration souhaitaient dès le départ une politique extrêmement dure favorisant l’expansionnisme américain en Asie et ailleurs, l’étouffement à l’échelle mondiale de toute velléité de dissidence, la création d’un climat de tension permanente favorable au complexe militaro-industriel, l’exaltation effrénée des “valeurs éternelles” les plus rétrogrades, l’abolition de libertés constitutionnelles, certes relatives mais néanmoins gênantes, une restructuration sociale permettant un transfert accéléré des richesses du bas vers le haut, etc…

Un tel bouleversement politique n’est pas réalisable à brève échéance, à moins que ne survienne un événement tragique d’une ampleur sans précédent, un Pearl Harbor du 21ème siècle, qui frappe l’opinion, la glace d’effroi, la paralyse, la conduise à accepter tout et n’importe quoi. C’est fait depuis le 11 septembre. Quant à savoir qui au juste a imaginé et organisé cet événement, qui l’a mis à exécution, qui est responsable, qui se doutait, qui était en dehors de la conspiration, c’est une autre question.

Si quelqu’un est assez naïf pour penser que les cercles dirigeants américains auraient le moindre scrupule à “sacrifier” la vie de leurs propres concitoyens, qu’il se reporte aux précédents évoqués plus haut.

Dans son article 11 septembre: quelques suppositions, Serge Thion donne une analyse très détaillée et très plausible de ce qui a pu se passer ce jour-là.

LIBAN – 2006 : LA PROVOCATION D’AÏTA AL CHAAB

En 2006, l’armée israélienne rêve d’en finir avec le Hezbollah, ce parti chiite libanais qui l’a profondément humiliée six ans plus tôt en l’expulsant du Liban après 18 ans de guérilla. En juillet, la situation semble propice. Les sionistes, qui contrôlent plus que jamais la politique américaine et européenne et dominent sans partage les médias internationaux, peuvent enfin déclencher une nouvelle guerre. Après l’Afghanistan, l’Irak et la Palestine, ce sera le Liban, en attendant que vienne le tour de la Syrie et de l’Iran.

Les plans sont prêts depuis longtemps lorsque, le 12 juillet, un détachement israélien viole la frontière libanaise près du village d’Aïta al Chaab, dans le sud-ouest du pays. Un peu plus loin, en territoire libanais, les Israéliens sont “accueillis” par le Hezbollah ; ils perdent huit soldats et un char. L’”incident” était prévu et voulu ; l’état-major savait pertinemment que les forces armées du parti islamiste étaient là et qu’elles réagiraient – même si personne n’avait escompté une réaction aussi vive et aussi cuisante pour les provocateurs.

Mais qu’importe, plus la gifle est cinglante, et plus violente sera la “punition”. Car l’Etat d’Israël est un Etat justicier, tenant à la fois de Zorro et de l’ange exterminateur. Il incarne le Bien, dont c’est la raison d’être et le destin de pourchasser le Mal, en tous lieux et en tous temps – on est l’élu de Dieu ou on ne l’est pas. La “punition” sera donc terrible, biblique…

On connaît le reste, hélas…

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